11 octobre 2014

J’aime pas.

J’aime pas ce que je vois. Ce reflet dans la glace, qui est le mien et qui prend tellement plus de place qu’auparavant. Ce ventre si imparfait. Ces cuisses qui se touchent, bordel. Ces nibards qui remplissent (trop) mon soutif d’une taille (trop) grande, mais plus tant que ça. Ce double menton qui m’oblige à garder la tête haute quand j’ai bien envie de baisser les yeux et les bras.

Comme j’aime pas ça je le photographie, ce matin. Pour voir, pour un point de départ, parce qu’il est bien question de partir, de faire partir, plus justement. 
Je monte sur la balance et j’aime pas ce qu’elle me balance à la tronche, la perfide. Je suis équipée d’un pèse-personne hyper girly, tout plein de cœurs, tout joli, comme si les couleurs faisaient mieux passer la pilule. Mais en fait de pilule, j’ai du mal à l’avaler.

Oh, mon poids de rêve !
Ce que je n’ai pas de mal à avaler par contre, c’est le chocolat au lait et ses noisettes entières, c’est le bon gros McDo étouffe-glouton (qui t’étouffe bien 10 minutes, avant de te refiler la Mc dalle), les pâtisseries des adorables collègues le vendredi matin au bureau, les restes froids dans les assiettes des filles, les salades de pâtes / pain / banane après le footing parce que bon, quand même, j’ai couru, faut bien manger.

En un temps fort fort lointain d’il y a 2 ans, j’avais perdu 11 kilos et mes nichons, je rentrais de nouveau dans un 38, j’avais la cuisse presque fine et le ventre presque plat. Je me trouvais presque bonnasse. Là, j’ai juste envie de me filer des claques et de m’aspirer le gras à coups de Dyson avant de m’enterrer dans le sable jusqu’au cou (double menton inclus).

Comme je ne suis pas adepte de l’auto-flagellation (ou si peu), que mon sac aspirateur est plein (de poils de chat) et que les plages bretonnes sont loin (*soupir*), je n’ai d’autre solution que de me reprendre en main(s).

De reprendre de vraies bonnes habitudes alimentaires, de continuer le running trois fois par semaine même en cas d’intempérie et de flémingite aigüe. D’arrêter de bouffer pour compenser l’ennui, le stress, le moral qui flanche parfois.

Je l’écris, histoire de me convaincre, de me motiver, de m’engager, de pouvoir me fouetter si je ne me respecte pas. Je l’écris sur l’internet mondial, pour me foutre la pression, un peu, que vous me foutiez la pression, aussi. Bientôt je cliquerai sur « J’aime » !

4 commentaires :

  1. Je ne te comprends que trop bien (et tu le sais...). Nous y arriverons !!!! Foutons nous la pression mutuellement !

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    1. Mais ouiiii ! Allez, top départ aujourd'hui ... J'ai résisté au petit dèj' des collègues, j'ai couru ... On y croit !

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  2. je ne me suis pas encore prise en photo. Demain!

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    1. Ça fait un peu mal sur le coup (me concernant). Mais bon, si je flanche, je la zieuterai un peu : ça devrait me vacciner contre toute tentation !!!

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